dimanche 10 décembre 2017

Pourquoi tu cours?



Pourquoi je cours.
Pourquoi tu cours.
On court tous pour une raison.
La nôtre.
Et moi elle varie selon le jour, le besoin, le moment.


Ce que j’aime de la course.
La liberté.
Mais aussi.
Le sentiment de puissance.
Oui. Oui. Il m’arrive de me sentir invincible lorsque je cours.
Sentir que rien, ni personne ne peut m’arrêter.
Adrénaline.
Endorphine.


Courir pour moi.
Courir pour me sentir bien.
Courir pour me sentir vivante.
Courir pour avancer.
Courir that’s it!


Pourquoi je cours?

Ça fait tellement longtemps que je cours... que je ne sais plus pourquoi je cours. 
Enfin. 
C'est faux. 
Je cours parce que j'aime ça. 
Je cours depuis janvier 2002. 
Ça a évolué. 
Changé au fil des ans. 
Même au fil des jours. 
Lundi j'en avais besoin, alors lunch run. 
Mardi fatiguée «rest day» […]
 Vendredi intervalles par besoin de dépassement. 
Ainsi de suite, au fil des jours. Des semaines. Et des mois.


Pourquoi je cours?

Pour plusieurs raisons. 
Entre autres.
Pour éviter la médication. 
Pour éviter de prendre une petite pilule tous les jours. 
Grâce à la course, je réussis à vivre avec mon TDAH et mes angoisses sans petites pilules. Facile. Non. Pas tous les jours. Et oui j’ai un diagnostic de TDAH, fait par une vraie psychiatre. Non ce n’est pas moi qui pense que… j’ai fait les démarches. Les cr* de démarches je dirais. Il y a de cela près de 7ans. Je me devais de savoir. Que je n’étais pas folle. Mais juste différente.

Je n’entrerai pas plus dans les détails, c’est mon jardin secret. Mais je ne le cache pas mon TDAH, je le dis ouvertement. Ça explique certains de mes comportements. Mes angoisses. Mon impulsivité. Mais aussi ma créativité. Mon énergie, parfois démesurée. Mon besoin de me dépasser. De me dépenser. De courir!

Grâce à la course, je retrouve une certaine zénitude. Et certains jours j’ai besoin de la course plus que d’autres jours.

Mais.

Je ne cours pas que pour ça. Je cours parce que j’aime ça. Parce que je me sens bien quand je le fais. Ça fait maintenant partie de moi. Je ne me verrais pas vivre sans elle. Et j’en ai eu bien peur l’an dernier avec ma blessure au pied.

Ce que j’aime de la course. Ce sentiment de liberté. Cette impression que je m’appartiens. Je ne le fais que pour moi. Oui, j’aime me dépasser, faire plus ou plus vite.

Je crois que mon passage aux ultramarathons était un passage nécessaire. J’en avais besoin à ce moment-là. Aujourd’hui mon besoin est différent. J’ai besoin de courir souvent et moins longtemps. Mais j’ai besoin de ma dose. Mon adrénaline. Mon temps à moi. À moi seule. À mon rythme.

Courir me fait du bien. Mais écrire aussi. Ça me libère. J’écris presque tout ce qui me passe par la tête. Et Dieu sait qu’il en passe des choses dans ma tête. Parfois je déchire le papier sur lequel mes mots sont écrits. Parfois je «delete» le document. Parfois je le garde pour me rappeler. Je le relis et me souviens. Parfois je le partage, parce que je sais que ne suis pas la seule à vivre ce que je vie.

Marly ;-)


vendredi 8 décembre 2017

Recalcul en cours!!

*****

Chronique du mois d'août jamais publiée... un bien grand mystère!

*****



Ce matin dans le noir. En route pour mon entraînement par intervalles chez RunFaster je me disais... que... le matin c'est fait pour s'entraîner!!! 



Ça me fait du bien d'être à nouveau dédié à mon objectif. Être déterminée et persévérante en vue de l'atteindre. Abandonner avant la ligne d'arrivée n'étant pas une option possible, à moins de force majeure.


 


Après une année difficile au niveau physique et personnelle je peux enfin dire que je vais bien!

Non je n'allais pas si mal. Je n'avais pas cessé totalement l'entraînement. Loin de là. Mais je m’entraînais sans but, sans objectif. Juste parce que ça me faisait du bien. C’est déjà ça!

Mais. Mais je n'avais plus le focus. Je suis une fille de focus. Je l'avais perdu. Entre deux Mojïtos, qui m'ont fait le plus grand bien soit dit en passant. Il s'agissait d'un lâcher prise et d’un lâcher son fou ou plutôt mon fou!



Et. Et comme par magie au fil des entraînements le focus est revenu. Un matin de mois d'août il était clairement là. À mes côtés. Je ne l'avais pas vu arriver.

Dans les dernières semaines, j’ai fait le ménage dans ma tête. Et aussi dans ma planification des prochaines courses. De là mon recalcul en cours, tel un GPS. Maintenant je sais où je m’en vais.



Donc, depuis quelques semaines, je suis enfin de retour en mode marathon avec ma discipline, ma détermination et ma persévérance. Mon équipe gagnante! Sans oublier ma coach Chantal chez RunFaster qui m’aide grandement.


Marly ;-)

jeudi 26 octobre 2017

On va se dire les vraies affaires!

Scotiabank Toronto Waterfront Marathon 2017. Mon #8. Unique.

Fière de franchir la ligne d'arrivée. Comme à chaque marathon. Car un marathon, c’est un accomplissement en soi. Pour soi! Et ça peut importe le chrono avec lequel on l'accomplit.



Traverser la ligne d’arrivée les yeux en larmes. L’âme en paix. Des larmes contenant tout un mélange d'émotions. En passant par la joie, la fierté, la confiance et la reconnaissance, qui feront maintenant partie de mes bagages... mais aussi un lot de frustration, colère et peine, que je laisse derrière moi.

Après plusieurs mois de «marde» dans ma vie. Je l'ai dit que je dis les vraies affaires. Bien oui, moi aussi j'avais le goût de chanter «Ma vie c'est d'la marde» à certains moments au cours de la dernière année.

J'ai laissé une situation dérapée. Prendre le large. Sans réussir à la rattraper. J'ai dû faire un deuil. Mais je n'arrivais pas à en sortir. Mon corps n'en pouvant plus il m'a envoyé un méga avertissement l’été dernier. Une blessure du corps, pour me faire voir une blessure plus profonde.

Dans la dernière année, j'ai appris à lâcher prise. Pas si facile pour une fille persévérante et déterminée.

Je suis repartie à la base. Tant dans ma vie personnelle. Que dans la course. Un retour de blessure ce n’est jamais facile. Il faut se reconstruire. Y aller un pas à la fois, à notre vitesse. C’est aussi reculer de deux pas, pour avancer d’un.

J'ai repris confiance en moi. Tant du point de vue sportif que personnel.

Encore une fois la course a été mon alliée. Ma bouée de sauvetage. Mon encre.

J'ai à nouveau confiance à la vie. À ce qu'elle peut m'apporter. Aux personnes qu'elle place sur mon chemin.

Sur la route du retour au lendemain du marathon. Dans le train vers Montréal, la musique de P!NK dans les oreilles, je profitais de la vue. Je me laisse imprégner des émotions qui m’habitent. Et je ne vous cacherai pas qu’il y en a tout plein. Principalement des bonnes. Les mauvaises émotions je m’en suis débarrassée sur le parcours du marathon. Ça sert à ça un marathon. Faire le vide pour faire le plein. Laisser derrière nous des bagages trop lourds qui nous empêchent d’avancer comme on le voudrait. Mon après marathon c’est un nouveau départ. Peut-être aussi pour ça que j’avais besoin de le faire loin de chez moi. Prendre du temps. Pour moi. Même si on ne se cachera pas que je suis restée bien branchée sur les réseaux sociaux et aussi avec l’homme qui m’attendait à mon retour chez moi. Lui qui fait une différence dans ma vie depuis quelques semaines seulement.

Mes grandes fiertés en traversant la ligne d’arrivée. Être revenu après une blessure. Avoir réussi avec succès l’entraînement. En augmentant graduellement le kilométrage et la vitesse. Tout en étant plus équilibrée. Fierté de la gestion de mon marathon. Car partir en fusée et terminer en tortue ce n’est pas comme de partir avec un pace régulier et le conserver tout le long. Une gestion plus conservatrice, mais qui m’a permis de le courir «from start - to finish». Mes seuls moments de marche ont été les points d’eau, question de ne pas me renverser du Gatorade dans la craque... ça colle trop!

Je suis tombée à 4.5km du départ. J’ai embrassé l’asphalte. Solide. Je me méfiais des track de tramway, un peu trop présentes à mon goût pour un parcours de marathon. Mais non, je ne me suis pas méfié des trous dans l’asphalte, telle une débutante. J’étais perdu dans mes pensées. Et non je ne vous dirai pas à quoi je pensais… lollllll.

Mon marathon aurait pu être compromis. Tellement. Je m’en rends compte. J’ai eu peur. Mais j’étais surtout en cr* après moi. Mon côté Gaston LaGaffe. Miss Lune. Dire que je ne me plante même pas comme ça en trail. Et voilà que sur l’asphalte je veux l’embrasser. Je me suis relevée en moins de deux. Un gros merci à Julie T. une compatriote RunFasterienne, qui a pris le temps de s’arrêter pour voir si tout était ok.

À la course, comme dans la vie, je me suis relevée et j’ai poursuivi mon chemin la tête haute.

Quelques jours après mon marathon je me sens bien. Toujours heureuse de mon chrono. De mon accomplissement. Mais. Je sais. Que je suis capable de mieux. Ce marathon vient de me redonner confiance en la coureuse que je suis. Il vient de me prouver que la recette utilisée a été la bonne. Ce marathon me permet de dire «I’m back». Non ce n’est pas mon dernier marathon. Loin de là. Je suis une marathonienne, je cours des marathons.

En 2018 je prendrai le départ du marathon de Montréal. Car lors de mon périple ontarien je me suis rendu compte que j’ai 8 marathons à mon actif. Et tous en territoire ontarien. Ceux qui me disent que Montréal est long et plate. J’ai une petite nouvelle pour vous. Criss un marathon c’est long point. C’est 42,2km. Et il est parsemé de doutes et de certitudes. Les quartiers traversés ne sont pas tous wow ailleurs aussi. Et l’asphalte n’est pas plus belle ailleurs. Vous pouvez demander à mes genoux qui gardent des traces de l’asphalte de Toronto.

J’ai écrit beaucoup lors de mon voyage de 4 jours. Écrire me libère. Me fait remettre les choses en perspective. Me permet de voir plus clair. Je le fais avant tout pour moi. Et j’en partage certaines parcelles.

Pas plus loin que le printemps dernier je ne croyais plus en ma capacité de faire un marathon à nouveau. Comme quoi il faut croire en nos rêves!


Marly ;-)

jeudi 5 octobre 2017

Chaque marathon est unique!

Toronto WaterFont 22octobre2017.

Marathon #8. Chaque marathon est un voyage. 8e voyage. Différent à chaque fois. Chaque marathon est unique. Celui-ci marque mon retour post-blessure. Blessure physique. De cœur. Et mentale. Aussi. Oui. J'ai touché (un peu) le fond, mais j'ai rebondi rapidement.

Y aller seule. Par choix. Par besoin. Faire l'entraînement accompagnée et seule. Besoin incommensurable de faire mes longues sorties seule. Pour mon mental. Pour y croire. Croire que je vais y arriver. Briser le cycle. Quel cycle. Je ne sais pas. Mais c'est ce que je ressens. Je suis mon feeling.

Cette préparation marathon est une de mes meilleures. Depuis. Depuis un méchant bout. Je crois avoir trouvé l'équilibre entre le trop et le pas assez. Je connais de plus en plus la coureuse que je suis. Mes forces. Mes limites. J'ai adapté mes objectifs de façon réaliste et conservatrice.

Toronto ne sera pas comme les autres. Il sera unique. Différent. Comment? Je ne le sais pas encore. Mais je sais qu'il le sera. Car moi. Moi je suis différente. Je ne suis plus tout à fait la même que j'étais lors de mon dernier marathon.


Marly ;-)


Ce qui m'attend dimanche le 22 octobre

Solo longue sortie de 32.2km


Demi-Marathon de Montréal 2017



Une coach fantastique et un groupe extraordinaire!!!

Montréal Vertical - OU - S'entraîner sérieusement



Tempo Run sur le Canal Lachine

lundi 2 octobre 2017

Cherch«ais» coureur!!

Travailler ma prochaine chronique pour le webmagazine Parcourir.
Chercher dans mes notes.
Et trouver ceci par hasard.
Écrit le 14 août dernier.


Comme quoi on ne sait jamais ce qui nous attend au détour de la route.

Gardez l’œil ouvert!

******

Un coureur célibataire et passionné ça doit bien exister!!

Pas un j'aimerais ça courir.

Pas un j'cours un peu, des fois quand ça m'tente.

Non cr* un coureur. Un vrai. Qui aime relever des défis. Un passionné. Il en mange, il en parle.

Un qui comme moi va se coucher tôt un samedi soir et se lever avant le soleil le dimanche afin d'aller faire une course, la course, celle pour laquelle il a fait tant de sacrifices.

Dites-moi qu'il existe!

Sinon ben d'la marde je reste célibataire

Je ne veux pas entendre : «y'a pas juste la course dans la vie» ou encore le «tu ne trouves que t'en fais pas trop»!! Never again! Je suis une coureuse that's it. Tu aimes pas ça, ben passes ton chemin.

La course, la passion et l'ambition... ça dérange!

**********



Marly ;-)





vendredi 7 juillet 2017

C’est quoi ton «genre»?!

 J’en ai parlé dans ma chronique précédente. Je reviens de la Gaspésie. Là où je prenais le départ de l’UTMA.

OMG OMG OMG que c’est beau des coureurs. Et on dirait encore plus des coureurs en sentiers. Ils arrivent un peu beaucoup sale. De la bouette et le sourire de la fierté étampé dans le visage. Je peux juste craquer!

P.S. C'était une petite parenthèse pour vous faire sourire... aucun coureur n'a été kidnappé!



R&D la suite.

Bien non je n’ai pas arrêté. Ce n’est pas parce que je n’en parle pas que ça n’existe pas. Je poursuis ma R&D. J’ai fait de la recherche. Il y a eu de légers développements, sans plus. Rien de concluant. Mais de beaux apprentissages. Sur moi. Sur ce que je veux. C’est venu confirmer des trucs.

Comme quoi ça vaut la peine de faire des rencontres. Même si ça ne se développe pas plus loin. On apprend. Chaque personne qui passe dans notre vie nous apporte un petit quelque chose. Ce n’est pas juste une belle phrase dite comme ça, c’est la réalité réelle.

De toute façon je l’ai déjà dit. Ce n’est pas dans mon salon que je vais rencontrer un gars. Pour ça il faut bouger. Il faut sortir. Il faut oser.

Et, au risque de me répéter, ce n’est pas plate être célibataire. Il faut profiter de chaque moment. Partager des activités avec des amis.

Tu sais le prince charmant ne va pas arriver sur son cheval blanc et monter dans ma tour pour me surprendre. Criss il ne le sait même pas que je suis là. Que je suis libre. Que je l’attends. Je crois qu’il faut un peu provoquer les choses. Il faut lui faire des signes si on croit le voir au loin. Un gars ça ne fait pas de magie, s’il ne reçoit aucun signe il ne va pas deviner que tu as de l’intérêt. «Just saying»!!!



C’est savoir ce que l’on veut. Les caractéristiques recherchées. Mais ce n’est pas un bonhomme patate auquel on appose les morceaux tels qu’on les veut. Ça ce peut que la couleur des cheveux, la grandeur ou toute autre caractéristique ne soit pas tout à fait exacte. Mais si on se sens bien avec cette personne, n’est-ce pas là l’essentiel?! Il faut être ouvert d’esprit. Il ne sera peut-être pas notre «genre». Mais si ça n’a jamais fonctionné avec notre «genre» de gars, c’est peut-être que ce n’est pas le bon. Qu’il faut faire changement. Trouver différent. Garder l’esprit ouvert!

Il faut aussi voir de nouvelles personnes. Car dans notre groupe d’amis, restreins, on a vite fait le tour. Ou on est top ami pour risquer de perdre cette amitié en allant voir plus loin.

Bref, comme dans tout dans la vie, il faut oser, sortir de notre zone de confort.

Et voilà c’était la chronique d’une célibataire!!

Marly ;-)


mardi 4 juillet 2017

Road Trip en Gaspésie

J’arrive de la visiter. À la vitesse Grand V. J’y étais pour participer à l’UTMA, donc un petit road trip en Gaspésie pendant le long weekend de la fête du Canada. Au lieu de pratiquer le sport national des québécois, c’est-à-dire, déménager. Nous on a pratiqué notre passion pour la course en sentiers. Je devrais dire ici course en montagne. Car ce ne sont pas que de simples sentiers dans le Parc de la Gaspésie.

Aller faire une course pas vraiment entraînée pour. Une première pour moi. C’est tellement pas moi. Mais avec la blessure de l’été dernier qui a traîné et les aléas de la vie, je me suis éloigné de la montagne. Pourtant, je l’aime toujours autant. Ça, je l’ai bien compris ce weekend. Ce qui m’amène à peut-être réviser un peu mon plan de match, ou plutôt mon plan de courses 2017. À suivre. Car même moi je suis un peu dans le nébuleux à ce sujet.


Le samedi à notre arrivée dans le Parc de la Gaspésie, nous avons fait une petite rando—course sur le Mont-Ernest-Laforce question de nous mettre l’eau à la bouche. LE Mont-Albert devant nous. Montagne haute de 1150m, ce qui en fait l’un des plus hauts sommets du Québec. Il est majestueux. Invitant. Intrigant.



Marly & Annie partenaires d'aventures dans le Parc de la Gaspésie!!


D+ du Mont Ernest-Laforce Parc de la Gaspésie



En cette veille de course, assise dans notre chalet, du secteur du Gite du Mont-Albert. Le Mont-Albert devant moi. Je ne peux cesser de le regarder. Essayer de comprendre ce qu’il tente de me dire. Il y a de la brume au sommet. La température y semble incertaine, voire menaçante. Je sais que dans les montagnes la météo peut changer rapidement. Il faut être prêt à tout.


LE Mont-Albert
Majestueux et imprévisible

Le Mont-Albert nous réserve bien des surprises. Et dimanche le 2 juillet, il nous en réservait une de taille. De la visite il n’en voulait pas!




Pour moi l’UTMA est devenu… La fois où j'ai failli faire une course sur le Mont-Albert!

Dimanche matin 7:30 nous nous rendons au traditionnel meeting d'avant course. On y apprend, avec plus ou moins de surprises, que le Mont-Albert est dans la brume avec des vents violents et même de la grêle. Des conditions dites dangereuses. On nous demande de patienter à savoir s’il y aura ou non un départ de course. Il n’est pas question de prendre des risques inutiles. La vie et la sécurité des coureurs doivent passer avant tout. Même avant le plaisir.


C’est à 8h45 qu’on apprend de la voix du directeur de course que nous aurons un départ. Mais. Car il y a un grand mais. 

Un départ oui. Mais pas question de nous aventurer au sommet du Mont-Albert. Le parcours se voit donc modifié. Nous partons faire le Mont-Olivine. Nous sommes heureux de pouvoir courir. Malgré la déception de ne pas fouler le Mont-Albert.

À 9h15 le départ est donné. Nous sommes tout près de 250 à partir pour un 18km en direction du Mont-Olivine. La sécurité avant tout!!! Une très bonne solution alternative, de la part de l'organisation. Ce ne fut pas facile comme course. Très très beaucoup bouetteux. J'ai même failli y laisser un soulier de course dans un marécage, rien de moins. À l’arrivée notre médaille est bien méritée.

D+ Mont OIivine Parc de la Gaspésie












Mais


Mais. Je reste sur ma faim. Je ne suis pas rassasié. Albert, je voulais le voir moi. Je voulais le toucher. Ce n’est pas ma première visite dans le Parc de la Gaspésie, je sais qu’il me manque un petit quelque chose pour pouvoir apprécier totalement ce road trip.

Ainsi donc, lundi matin avant de prendre le départ pour le retour…. dès 7am nous enfilons nos runnings à nouveau. Nous devons rassasier notre besoin de fouler le Mont-Albert. Ce besoin de nous retrouver «On the top of the world». Un superbe 12.4km rando-course.


D+ Mont Albert Parc de la Gaspésie (aller-retour)




Maintenant nous pouvons prendre la route de la maison... tout plein de beaux souvenirs en tête. Et rassasié!


Courir pour courir.
Courir pour le plaisir.
Courir pour s’évader.
Courir pour me retrouver.

Pour moi cette course revêtait une signification particulière. J’y étais pour courir bien entendu. Mais aussi pour me ressourcer. Pour passer du temps seule avec moi-même. Quelque chose que la course en sentiers me permet. Je voulais profiter du paysage, du moment présent. Pour me retrouver moi avec moi. J’avais ce besoin. Pour moi. Être avec moi. Et moi seule. Chaque course est différente. Chaque coureur le fait pour ses propres raisons.

Le 2 juillet, c’est six mois après avoir pris une grande décision le 2 janvier dernier. Soit celle d’être heureuse en 2017. Soit celle de vivre pour moi, comme je l’entends, selon mes valeurs et mes convictions. 2017 est un nouveau chapitre pour moi, et cette course vient en marquer un nouveau tournant. Un nouveau paragraphe dans le chapitre. Prête à aller de l’avant. Encore plus.

Chaque course est différente. Chacune nous apporte quelque chose de différent. Chacune nous fait vivre le moment. Celui où nous sommes rendus. C’est un temps d’arrêt sur ma vie. Cette vie qui va vite. Cette vie dont on ne prend pas toujours le temps de savourer, car elle va trop vite. Une longue course en sentier me permet de me retrouver, de prendre le temps de savourer le moment. Plus rien ne compte. Avancer à mon propre rythme. Pour moi.

La course c’est le parfait moment d’être égoïste. De penser seulement à nous. D’aller à notre vitesse. Prendre quelques minutes pour admirer le paysage. Prendre une photo pour nous souvenir de ce moment. Quand je vais regarder mes photos par après elles vont me remémorer ce moment, mes pensées à ce moment. Vous mes photos ne vous feront pas le même effet. Mais ce n’est pas grave, car c’est pour moi avant tout que je les prends. Vous, je vous les partage, pour vous donner le goût.

Je me relis et je me trouve un brin philosophique. Un côté de moi que je ne sors pas tellement souvent dernièrement. Mon côté réfléchi. Voilà ce que vient de faire ressortir mon séjour à la montagne. Là où le temps s’arrête. Là où le réseau n’a pas accès. Là où je me retrouve avec moi-même, avant d’affronter la vie de tous les jours. Celle qui va parfois trop vite. Ou à d’autres moments on aimerait que le temps passe plus vite.


Gaspésie, je t’aime! Elle porte bien son slogan cette belle Gaspésie. J’ai toujours hâte de la revoir. Je la quitte à peine et j’ai déjà hâte de planifier un prochain voyage pour la revoir!


Marly ;-)