jeudi 8 décembre 2016

États d'âme d'une coureuse blessée

5 mois.
5 mois depuis que je me suis levée un matin. 
Comme tous les autres matins. 
Mais avec une douleur au pied gauche. 
5 mois que je ne suis que l'ombre de moi-même. 
5 mois que j'annule et révise mes plans. 
Mes objectifs. 
Ma vie. 
Que ma vie est en standby. 
Oui je garde confiance. 
Mais non, ce n'est pas facile tous les jours. 
Oui je cours. 
Parfois. 
Quand ça va bien. 
J'avance. 
Je regarde devant. 
Je reste positive. 
Je redessine 2017 et mes objectifs. 
J'en reporte certains à plus tard. 
Je m'enlève le stress d'accomplir. 
Je ne veux que courir. 
Libre à nouveau. 
Libre de bobos. 
Courir pour le plaisir. 
Juste courir. 

Marly ;-)


mercredi 19 octobre 2016

Besoin de courir

Je vous partage un texte écrit il y a un peu plus d’un mois. Je ne l’avais pas encore partagé. Je n’osais pas. J’avais une certaine pudeur à me dévoiler ainsi.

Ce texte a été écrit dans la partie la plus sombre des derniers mois. Au tout début du mois de septembre. Alors que je n’avais pas pris le départ de mon ultra en Ontario, ni du marathon de Québec. Deux courses auxquels je me faisais une joie de participer.

Ce texte j’ai pris le temps de le relire avant de le publier. Mais sans en changer l’essence. Je voulais garder toute l’intensité que je vivais à ce moment-là. Après 2 mois de blessures…



Besoin de courir

Pourquoi la course à pied me manque-t-elle autant
Pourquoi prend-elle une place si grande dans ma vie
Tant de pourquoi
J’ai cherchée des réponses tout au fond de moi
Au fond
Le fond que j’atteins peu à peu
Celui-là même dont la course m’avait sortie
Pas un très gros fond
Pas le pire des fonds quand je compare aux autres
Mais mon fond à moi
Mes difficultés
Mes repères
Moi
Ma vie

La course m’a depuis 2002 sauvée à maintes reprises
Sauvée des anti-dépresseurs
Oui oui j’ai déjà fait ça moi aussi une dépression
Non je n’en n’ai jamais parlé
C’est tabou c’est chose là on n’en parle pas
Je suis une forte moi
Une battante
Mais oui j’en ai fait une
Quand
Au moment de mon divorce
On m’a diagnostiqué une dépression situationnelle
Et c’est la course qui m’a sauvée
Et c’est à ce moment-là qu’elle a pris toute la place (ou presque) dans ma vie
Elle a comblé un vide une absence, soit celle de mes enfants
J’écris et je pleure

La course m’aide aussi avec mon TDAH
Bien oui je suis diagnostiquée mais non médicamentée
Un choix que j’ai fait
Mais que je devrai peut-être remettre en question
Un jour
Peut-être

Alors ceux qui ne comprennent pas pourquoi la course me manque autant
Pourquoi elle fait partie de ma vie si intensément
Vous avez une partie de la réponse dans ces mots
Dans mes mots
Et moi aussi j’y trouve un peu la réponse à ce besoin de courir

Marly ;-)


P.S. (1) - Alors voilà peut-être une partie de la raison pourquoi j’ai besoin de courir autant et aussi souvent!

P.S. (2) - Quand je dis que la course n’a pas la même signification pour tout le monde.

P.S. (3) - Soyez rassurer je vais mieux. Beaucoup mieux que le matin où j’ai écrit ces mots.



27 septembre - mont Albert, Parc de la Gaspésie



Se dire les vraies choses!

Je dois l'avouer. Me l'avouer à moi en tout premier lieu. Je suis brisé. Je suis cassé. Je dirais plutôt j'étais cassé. 3 mois. Même un peu plus. Depuis. Le jour où mon corps m'a parlé. Crié après. Hurlé. Pour qu'enfin je prenne le temps de l'écouter. Et non pas m'écouter. Moi la tête dure. La tête de cochon. Il était au bout. Au bout du rouleau. Au bout de son énergie. Au bout de tout. À bout.

Ben oui.

Ça fait mal de s'en rendre compte. De m'en rendre compte.

J'en ai fait beaucoup ces dernières années et lui ne pouvait tout simplement plus me suivre.

Surtout dans la dernière année. Où un projet n'attendait pas la fin du précédent. «Non-stop». Ça roulait à 100miles à l'heure. En plus de mes entraînements et d'un nouveau travail.

Je suis comme ça moi. Je carbure aux projets. Aux défis. Ça me garde en vie. C'est ma vie. Ma dose d'adrénaline.

Mais là. Sans crier gare... Faux. Il avait un peu crié. Au tout début de mes vacances à la fin juin. Je n'avais pas full énergie. Mais je courais tout de même 100km par semaine. Mais c'est tout ce que j'arrivais à faire. Je ne m'en faisais pas. J'étais en vacances. J'avais le temps de m'effoirer, lire et regarder des séries télé sur Illico. Mais. J'aurais due y voir un signe. Un signal d'alarme. Mais non. Mon corps n'était pas blessé. Je courais. Et même, je courais comme jamais. Mais. C'était ça le message derrière cette fatigue. Mon corps me parlait.

Et.

Comme je n'écoutais pas le message. Que je faisais la sourde d'oreilles. Lui il m'a sournoisement infligé une bien mystérieuse blessure au pied gauche. Dans la nuit du 7 au 8 juillet dernier.

[…]




La reconstruction. Car je dois me reconstruire.

Je sais. Je sais que j'en ferai toujours plus que les autres. C'est plus fort que moi. C'est en moi. J'en ai besoin. Entre autre pour chasser mes démons.

[…]

Hier j'ai découvert le texte d'Ingrid, «La rançon de la gloire». Si ce n'est déjà fait, je vous invite fortement à le lire. Ce texte j’aurais pu en écrire une grande partie. Ça m’a fait réfléchir. Et ce matin après ma course j’écrivais le texte que vous lisez en ce moment. Ce texte m’a fait réfléchir. Il a aussi mis des mots sur mes maux. Je me sentais tout à coup moins seule avec mon besoin de bouger à tout prix. Moins seule avec mes bobos.

Les passages suivants m'ont plus particulièrement touché.

« Pourquoi? Parce que finalement, j’ai étiré l’élastique et qu’il s’est brisé! Je me croyais plus forte et mon corps m’a douloureusement rappelé que parfois, c’est lui qui a le dernier mot.»

« Ma réflexion se poursuit à travers ma lente guérison. Je suis en moins colère. Le meilleur mot que j’ai appris depuis plusieurs années est la « résilience ». Accepter pour mieux avancer. C’est ce que je fais. »

« Ce qui m’énerve au plus haut point, car j’en prends davantage conscience, c’est ce besoin perpétuel de me dépasser qui ne me quitte à peu près jamais. Et non, je ne suis pas en compétition avec personne d’autre que MOI. C’est fatiguant parfois! Le devoir de bien paraître, de bien performer, cette dualité constante. Je mûris……… »

[...]

Et c'est la lecture de ce texte qui m'a enfin décidé à sortir de mon mutisme. À vous partager ce que je viens de traverser. À vous partager un peu de moi.

Écrire me fait un bien fou. Mais je ne partage pas tous mes écrits. Faites-en l'essai. Écrire libère. Écrire nous permet de remettre les choses en perspectives. Écrire nous fait réfléchir.

Ma prochaine chronique dans Parcourir m'a également beaucoup fait réfléchir. Je l’ai écrite le weekend dernier et elle sortira au début novembre. L'écrire a été difficile. Sortir les mots. Trouver les mots. Pourquoi si difficile? Tout simplement parce que ça venait brasser quelque chose en moi.

J'ai eu des périodes obscures. Noires. Pas l'fun.

Dans ces moments jamais abandonner la course n'a été une option. Mais réorienter mes objectifs. Oui. Et ce travail est encore «in progress».



Présentement. Au fond de moi. Je sais. Je sais ce que je veux. Je sais ce qui est bon pour moi. Je dois écouter.

Je ne suis pas bonne. Je ne suis pas «super woman». Ni la femme bionique. Je suis juste convaincue que courir fait partie de mon bien-être à moi.

Et je l'apprécie d'autant plus depuis que mon corps a hurlé.

Chaque sortie que je peux faire est un cadeau.

Les bobos guérissent. Je dois leur donner la chance de guérir. Je dois leur donner le temps. Je dois accepter. Je dois respecter. Pour lui. Pour moi. Pour ma santé physique et mentale.

Des bobos ça m’a amené beaucoup de frustration, de déception, de colère, tout plein de trucs pas l’fun… Mais également du positif. Je sais encore plus ce que je veux. Vers où je veux aller. Je sais que la course est importante pour moi et est ancrée en moi.

Parfois ça peut me prendre du temps à comprendre. À entendre.

Mais je crois que là j’ai entendu. Peut-être pour ça qu’il me donne une pause. Qu’il semble aller mieux. Mais il (mon corps) ne peut pas me demander de rester inactive. Ce n’est pas moi. Ce n’est pas en moi.

Courir pour moi c’est essentiel. C’est ma médication à moi. La course m’aide avec mon TDAH. La course m’aide avec mes troubles alimentaires. Elle ne fait pas que m’aider physiquement, elle m’aide psychologiquement. La course m’a sauvée de dépression. La course c’est important pour moi.

Je n’écris pas ce texte pour aller chercher la sympathie ou la pitié. J’écris ce texte pour partager. Car je ne suis certainement pas la seule. Pas obligé de lever la main. C’est votre jardin secret. Tout comme moi je n’écris pas tout ici.

Un kilomètre à la fois… droit devant!


Marly ;-)



J’aurais probablement pu en écrire encore long. Mais j’ai pris la décision de publier ce texte ainsi. À chaud. Sans trop le retravailler. Pour garder l’intensité que j’avais en l’écrivant, ce mercredi 19 octobre dans le «notes» de mon iPhone. À 7h50 assise dans l’autobus 8 sur le chemin Chambly en direction du Cégep.

samedi 1 octobre 2016

Retour sur ma course au Bout du Monde

ET voilà c'est fait. Ma course au Bout du Monde a été complétée samedi dernier.
Voici un résumé de mon aventure, sur mon blogue UTBdM 100 jours à rebours.

Marly ;-)

lundi 5 septembre 2016

Où est Marly?!?!

Plusieurs jours sans écrire. Je m’entraîne un peu tout de même. Par habitude. Par besoin. Mais je ne vous cacherai pas que je suis dans les montagnes Russes. Des «up» et des «down». Mais surtout des «down» depuis quelques jours. 

Je sais que ce n’est pas la fin du monde d’être en arrêt de course. Car je suis arrêtée depuis vendredi le 26 août. Encore. Pour la troisième fois depuis le 8 juillet. Cette fois-ci sur recommandation de ma chiro. Mais ce n’est pas ces quelques jours qui me font rager. C’est plutôt le fait d’être dans cette situation. Blessée. Depuis le 8 juillet. Tout près de 2 mois maintenant. 3 courses où j’ai dû prendre la difficile décision de ne pas prendre le départ. Et un changement de distance à faire pour la prochaine. Donc une autre course que je ne ferai pas comme prévu. Je commence à en avoir plein le c**.


Je dois me ressaisir. Reprendre l’entraînement plus sérieux. Faire autrement. Trouver mes objectifs 2017 et commencer à y travailler. Je suis une fille qui regarde devant et non pas derrière. Je dois donc voir ce qu’il y a devant pour me donner le goût d’avancer. Parce que présentement je suis au point mort. Je n’avance pas. Même que je commence à reculer.

Car on ne se le cachera pas ma saison de course 2016 est terminée. Fini. En tout cas, le plan que j’en avais fait est rayé. Avec un gros X dessus. Capoute. Finish.

Je prendrai le départ de l’UltraTrail du Bout du Monde le 24 septembre prochain. Mais pas en mode ultra. Ce serait risqué. Et surtout ce ne serait pas respecter la distance. Je suis zéro entraînée pour faire un 50km. Je l’étais oui. Mais ça c’était en juillet dernier. Il y a deux mois. Avant. Avant que mon château de cartes ne s’écroule.

Bref. Oui je prendrai un départ. Celui du 35km. En espérant bien bien fort être en mesure de le compléter. Je partirai avec dans ma poche arrière les plans A, B, C, D, et etc. Je sais qu’il est probable que je ne complète pas la distance. Mais au point où j’en suis… un DNF (Did Not Finish) sera tout de même mieux qu’un DNS (Did Not Start). J'aurai au moins le plaisir de prendre le départ et de parcourir le nombre de kilomètres que mon corps me permettra. Un kilomètre à la fois!

J’ai sérieusement bien hâte de me retrouver au bout du monde. Nous passerons trois jours dans le secteur du Parc Forillon, Gaspé, Percé et trois jours dans le magnifique Parc de la Gaspésie. Je serai en mode randonnée. J’en ai déjà quatre de planifiées, en plus de la course. Alors c’est sur ça que je focus présentement. C’est ce qui me motive à aller de l’avant et à cesser de faire du sur place.

Je suis pas mal en réflexion pour 2017! À savoir comment je vais orienter mes courses, quels seront mes objectifs. Disons que j'ai du temps en masse pour penser là. Mais je ne fie pas trop à ce j'ai en tête présentement... car certains jours j'ai le goût de crisser ça là. Mais ça ne dure même pas une minute cette idée!

Donc voilà en gros ce qui explique mon silence!

Marly ;-)

mardi 16 août 2016

Quitte ou double

Quitte ou double?  Vous connaissez cette expression? Sinon voici comment on la décrit : «formule par laquelle on demande à un joueur s’il risque tous ses gains sur une autre épreuve pour les doubler ou s’il abandonne le jeu.» Donc, risquer le tout pour le tout.

C’est avec ça en tête que je me suis levée ce matin.


Ma décision de ne pas faire le marathon SSQ Lévis-Québec est prise depuis la fin de la semaine dernière. Et officielle depuis dimanche. Jour où j'ai tenté ma longue sortie sans succès.

Ça me va. Je dois respecter mon corps. Je le sais. Même si bien honnêtement une part de moi reste convaincue que je serais capable de le faire. Mais comme personne, ni moi, n'a de boule de crystal pour en connaître l'issu. Je vais m'abstenir. Encore. De courir. Ma course.

J'avais donc pris la décision de transférer mon dossard pour le départ du demi-marathon. Et là. Ce matin. Je ne savais plus.

Est-ce que je laisse tomber?  me concentre sur UTBdM? et reviens en force l'an prochain sur la route? Voilà ce qui me gruge un peu de mon énergie ces jours-ci.

Peur de regretter en le faisant. Et tout autant en ne prenant pas le départ...

Est-ce que je risque gros en prenant le départ du demi-marathon? Est-ce que j’ai le goût? Le goût de faire «juste» un demi? Sans rien enlever à la distance, loin de là. Mais il faut comprendre que si je fais le demi-marathon, je le fais en prix de consolation pour ma non-participation au marathon. Avec encore un peu de douleur. Pas certaine d’y trouver du plaisir sur 21km. Qui pourtant est pas mal ma distance préférée.


Décision


Je décide donc de m’abstenir de prendre le départ. Et miser le reste de ma saison sur l’UTBdM. Il me reste un peu plus de 5 semaines. J’ose espérer avoir encore de l’amélioration du côté de mon pied.


Décision difficile encore une fois. Mais je suis convaincue que c’est pour le mieux. Il ne me reste qu’à l’accepter. Car mon côté rationnel le sait que c’est ce qu’il y a de mieux à faire… il me reste à gérer le côté émotif.


Marly ;-)




dimanche 7 août 2016

En route vers... le Marathon de Québec?!?!



Ce matin au réveil, ça me saute à la figure. Quoi? Mais Québec!

Il me reste trois semaines. Trois petites minuscules semaines avant le Marathon SSQ Lévis-Québec. Celui qui devrait être mon 8e marathon. Le sera-t-il? Là est la question depuis quelques semaines. En fait, depuis que je n’ai pas pris le départ de mon dernier ultramarathon le 16 juillet dernier. Depuis que mon pied gauche n’a pas collaboré pendant près de quatre semaines. Rien de moins. Mais. Car il y a toujours un «mais». Me revoilà dans la course. Ou je devrais dire à la course. C’est-à-dire que j’ai repris la course il y a quelques jours. Et. Et bien, je garde toujours l’espoir de prendre le départ de ce marathon. Mon marathon. À moi de moi pour moi et avec moi. Un chrono? Non. Bien entendu que je n’en vise plus du tout. Faux. On vise toujours un chrono. Mais disons que j’ai un objectif des plus réalistes. Et que le chrono me servira surtout de guide afin de savoir à quelle vitesse je dois partir et celle à laquelle je ne dois pas me rendre. Car trop vite me nuirait encore plus.

Mais là n’est pas encore la question. La question est : Vais-je prendre le départ du marathon ou changer ma distance. Je dois me décider. Il y a un délai à respecter pour le changement de distance. ET il approche à grand pas, et moi je progresse à petits pas. Disons.

Bref, je dois prendre une décision au plus tard le 18 août. Aujourd'hui, nous sommes le 7. Alors il me reste tout juste 11 jours. Mais comme je n’aime pas être à la dernière minute, je me suis donné jusqu’à dimanche prochain pour rendre mon verdict final. Dans lequel je serai juge et jury.

Mon plan de match d’ici à dimanche prochain. Faire quelques tests sur la distance. Non. Pas de vitesse au menu. Je ne dois pas tout mettre mes œufs dans le même panier comme on dit. Je dois mettre toutes les chances de mon côté.

Comme je n’ai jamais cessé mon entraînement, mais que je l’ai fait de façon différente, Je sais que mon côté endurance est là. Ça pas d’inquiétude. Mon grand questionnement, pourrais-je franchir 42km sans douleur. On s’entend sur le sans douleur, car un marathon en soit, ça reste toujours douloureux à quelque part. Mais je parle bien, sans douleur au bobo de mon pied

Un kilomètre à la fois!


J’ai déjà progressé dans mes distances. J’en suis à 15km sans problème. Demain je vise faire le test sur la distance demi. Car bien honnêtement hier lors de mon 15k j’en aurais pris encore. C’est bon signe. Mais comme lors de toutes mes sorties de course, je me donne toujours le droit de cesser avant, quand ça ne va pas. Je pars avec ma passe de bus, mon cellulaire et des $$ en poche.

Si ça ne va pas, j’arrête, je m’achète un cornet de crème glacée (pour noyer ma peine) et je prends le bus. Simple comme ça.

ET si ça va bien. Alors je fêterai ça en prenant le reste de ma journée relaxe et offrirai un repos à mon pied pour le remercier. En lui mentionnant qu’il ne fera que de petites sorties au cours de la semaine. Mais pas à tous les jours. Je lui promets. Mais. Qu’il se prépare. Car samedi je vise faire une plus longue sortie. Celle avec qui viendra ma décision de prendre le départ du marathon. Ou non.

Sage. Non. Peut-être pas. Mais ça c’est moi. J’ai été sage depuis le début de cette saga. Mais là. Je n’en peux plus. Je serai sage si j’en sens le besoin. Moi. Pour moi. Pas pour respecter les conventions. Pas pour écouter les 6500 conseils de tous. Si j’ai été capable de respecter mon corps pour mon dernier ultra en ne prenant pas le départ. Je serai tout autant capable de le faire pour ce marathon. Si, bien sûr, le marathon demeure une option.

Ensuite viendra ma décision pour UTBdM, à savoir si je conserve mon dossard sur le 50km ou si je prends une distance plus courte. Pas le choix, je dois également envisager cette option. Au moins, cette fois-ci je serai préparée mentalement, et il ne s’agira pas d’une surprise de dernière minute.

Le positif. C’est que je suis confiante de prendre mes deux prochains départs. Ne reste qu’à confirmer les distances!

Histoire à suivre…


Marly ;-)
La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)


vendredi 5 août 2016

Retour en arrière!

Petit retour en arrière. Il y a trois semaines je devais prendre le départ de ce qui était censé être mon 5e ultramarathon. Et comme ceux qui suivent mon blogue UTBdM 100 jours à rebours le savent, je n’ai pas pris le départ.

Voici donc quelques lignes que j’avais écrites à ce moment-là.


ECSON

C’est le petit nom qu’on donne à cette course. The North Face Endurance Challenge à Blue Mountain en Ontario. À quelques centaines de mètres de la Baie Georgienne, qu’on aperçoit à quelques reprises au loin. Principalement du sommet de la montagne.

Pour la première fois, à 48heures du départ du 50km je ne sais toujours pas si je prendrai le départ. Ceux qui me suivent sur mon deuxième blogue, UTBdM 100 jours à rebours ont suivi la saga de mon pied gauche, qui a commencé à faire des siennes à une semaine bien exactement de la course.

Je dis que je ne savais pas. Mais dans le fond je le savais. Et que trop.

Je savais que je ne devais pas prendre le départ de cette course. Je savais que je devais être sage et reposer mon pied. Je savais que ce serais difficile. Mais je savais que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire dans les circonstances.

Je dis toujours qu’on apprend beaucoup sur nous lors d’une course. C’est un voyage avec nous-même. Avec des hauts et des bas, bien souvent.

On apprend également lors de l’entraînement pour notre course. Et plus la course convoitée est longue (en distance), et plus on apprend.

Maintenant, je peux dire qu’on apprend beaucoup sur nous lors d’une non-course. Lors d’un DNS (Did Not Start). Mon premier à quelques heures d’avis. Car oui il m’est arrivé de ne pas prendre le départ d’une course ou d’en changer la distance quelques semaines ou jours avant. Mais pas pour une course importante. Pas pour une course qui compte autant pour moi.

Et maintenant j’ai appris dans la blessure. J’ai appris à mieux me connaître. À mieux écouter mon corps, dès les premiers signes.


Au matin de LA course

Et voilà à 7am le samedi 16 juillet, le départ du 50km a été donné. J’y étais. Mais pas pour prendre le départ. Facile. Non. Émouvant. Oui. De voir tous ces coureurs prendre le départ, alors que je devais moi-même y être. Alors que j’avais fait tout l’entraînement pour le réussir. Alors que je sentais mes jambes prêtes à affronter un tel défi. Alors…


Quelques minutes après le signal de départ!

Ne pas prendre le départ allait de soi. Je ne peux même pas dire que c’était une décision dans ce cas-ci. Je boitais un peu (beaucoup) quand je marchais, et j’avais encore de la douleur à mon pied gauche. Une douleur qui pouvait atteindre jusqu’à 7-8/10 à un certain moment. Une douleur, c’est une douleur. Et j’ai appris avec l’expérience et les blessures du passé que je ne dois pas prendre le départ avec une douleur. Dans le doute vaut mieux s’abstenir.

Facile à dire. Pas si facile à accepter.

Même si à la blague dans un moment de down je pouvais tenter de vous faire croire que j’allais prendre ma retraite de la course. Jamais cette option n’était vraiment véridique. Quand même. Je suis une battante. Une fille déterminée. Une coureuse.

J’ai effectivement fait une pause (forcée) de course, mais pas une pause d’entraînement. Car je suis restée déterminée à atteindre mes autres objectifs de la saison.

Je vous dirais bien que j’étais super zen. Mais non. Je suis passée par des montagnes russes d’émotions. Des up and down. De la tristesse. De la déception. De la frustration.

Je savais que la course c’est ma vie. Mais là en son absence, j’ai vue à quel point elle pouvait me manquer.

J’essaie de ne pas trop virer dans le mélodramatique, il se passe des choses bien pire que ça dans le monde. Des gens vivent des choses bien pires. Mais là, c’était mon petit drame à moi. Je me suis beaucoup investit pour la réussite de cet ultramarathon, mais je ne suis pas arrivée au genre de dénouement auquel je m’attendais au moment de mon inscription.

Écrire m’a fait du bien. Ça sort les émotions. Mais je ne publie pas tout tout tout ce que j’écris… j’en garde des ti-bouts pour moi.

Un pas à la fois et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage….


Marly ;-)
La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)




P.S. j'ai tout de même eu la chance, le bonheur et le plaisir, de faire quelques pas dans les sentiers...  merveilleux de Blue Mountain...  avec la vue sur la Baie Georgienne!









mardi 21 juin 2016

Ultra plaisir en vue

Moins de 4 semaines ou plus exactement 25 jours.  Voilà le temps qu’il me reste avant mon prochain ultramarathon. Avant je disais que je faisais des « minis-ultras ». Parce que je me concentre sur les distances autour de 50km. Ma zone de confort, si on peut dire. Mais je ne trouve pas ça facile pour autant. Loin de là. C’est seulement que cette distance je commence à la maîtriser. Je sais comment m’y préparer. Je sais comment gérer ma course. Mais il n’y a rien de mini à faire un 50km, je m’en rends bien compte. Mais comme il y a tout plein de coureurs qui font plus, et plus encore. Vous savez cette tendance qu’on a à toujours se comparer aux autres, et se diminuer. Moi aussi je l’ai si je ne fais pas attention. Mais de plus en plus j’assume ma distance, et je ne me sens plus comme un imposteur en utilisant le mot ultramarathon. Ce n’est pas réservé seulement à ceux qui franchissent des 100miles, mais plutôt à tous ceux qui franchissent une distance supérieure à 42,2km, la distance du cher marathon.

J’en serai à mon 5e ultra. J’ai fait mon premier en août 2013, le superbe 50km de La Chute du Diable en Mauricie. Ensuite en 2014, j’ai franchi la distance du 65km UTHC dans Charlevoix. Celui-là j’ai du fouiller au fond de moins pour y trouver la détermination pour le terminer. Juillet 2015 m’amenait en Ontario faire le 50km The North Face Endurance Challenge à Blue Mountain en Ontario (ECSON). Et cette fois je me suis ajusté à l’ultra. Faire un ravito à la fois, une étape à la fois. Ne pas regarder toute la distance qu’il reste à franchir, mais plutôt la distance qu’il me reste avant le prochain ravito. Je concluais ma saison 2015 avec rien de moins que le 55km du Bromont Ultra. Lui il m’en a fait voir de toutes les couleurs.

50km La Chute du DIable - 2013

65km UTHC - 2014

50km ECSON - 2015

55km Bromont Ultra - 2015
Donc cette année je ferai mes 5e et 6e. Avec l’ECSON pour une seconde fois et l’UTBdM. Et déjà je pense à 2017. Mais entre les deux je ferai mon 8e marathon du côté de Québec. Il ne faut pas l’oublier celui-là !!

Et dire qu’en franchissant la ligne d’arrivée de mon premier marathon je ne voulais pas faire 100m de plus. C’est un peu drôle en y repensant. Comme quoi on ne sait jamais ce que nous réserve l’avenir!

Le 16 juillet je prendrai le départ de mon ultra en ayant en tête une phrase de Stéphanie Simpson suite à son 100km MRSQ. « Pleins de choses arrivent sur un ultra, il faut s’ajuster »! Stratégie similaire à celle utilisée lors de mon Marathon d’Ottawa.

Un pas à la fois et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage….


Marly ;-)
La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)

dimanche 19 juin 2016

Réflexions d'une coureuse : Inspiration!

Je suis de plus en plus je suis consciente d’inspirer autour de moi. Inspirer des gens que je connais, des gens que je ne connais pas personnellement et parfois de purs inconnus, qui trouvent soit mon blogue par hasard ou à la suite d’un partage, soit lisent un de mes commentaires sur les réseaux sociaux, Facebook pour ne pas le nommer, ou bien assistent à l’une de mes conférences.

Au début, je dois l’avouer, ça me gênait. Un peu. Beaucoup. Oui, oui, moi la fille extravertie, gênée. Gênée de tant d’attention. Gênée d’avoir les projecteurs sur moi.

Ça m’inspire de vous inspirer. De lire vos nombreux commentaires suite à la publication de certaines chroniques, ça me fait chaud au cœur, ça me motive, ça me propulse encore plus loin.

Vous me donnez le goût de partager. Que ce soit par mes écrits ou dans mes conférences, une nouvelle passion que j’ai découverte au printemps 2015. Car je vous avouerai que je suis beaucoup plus à l’aise à l’écrit ou en « one-on-one » en personne. Me retrouver seule devant une salle n’était pas vraiment ma tasse de thé au tout début. Je me sentais mal-à-l’aise, un peu comme un imposteur. Qui suis-je moi pour être devant et vous raconter mon parcours, mes expériences, mes aventures?!?! Je ne suis que moi. Une fille bien ordinaire. « The girl next door ». Et au fil du temps je me rends bien compte, que justement je n’ai qu’à être moi!

Je ne sens pas de pression. Mais je sais que vous êtes là quand je fais une course importante. Je sais, que par après vous attendez mes commentaires, que vous voulez savoir comment ça c’est passé. Pas seulement connaître mon chrono, car il y a bien plus important que ça dans la course. En tout cas pour moi.

Je ne cours pas pour impressionner, je ne cours pas pour gagner, je cours pour moi et moi seule. Si ma passion peut inspirer des gens à se dépasser, à aller encore plus loin, à avoir un mode de vie sain, à se respecter et à être fiers d'eux, j'aurai atteint mon objectif avec tous ces partages!



Un pas à la fois et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage!

Marly ;-)
La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)

vendredi 17 juin 2016

UTBdM 100 jours à rebours

Une idée un peu saugrenue et fofolle. D’assez grande envergure, car ce n’est pas rien que d’écrire tous les jours, pendant 100 jours.

Je vous invite à me suivre sur mon tout nouveau blogue : UTBdM 100jours à rebours!

Un pas à la fois et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage...


Marly ;-) 

La course pour moi c'est la VIE...  c'est MA vie... :-)

lundi 6 juin 2016

Ottawa 2016, tu étais HOT

I won’t give up, no I won’t give in
Till I reach the end
And then I’ll start again
Though I’m on the lead

I wanna try everything
I wanna try even though I could fail
I won’t give up, no I won’t give in
Till I reach the end
And then I’ll start again
No I won't leave
I wanna try everything
I wanna try even though I could fail


Afin de mettre de l’ambiance dans votre lecture, il est fortement suggéré d’écouter la trame musicale qui vient avec.  TryEverything de Shakira.  C’est LA « toune » qui m’a fait terminer mon marathon.  Je l’ai écoutée en boucle sur le dernier kilomètre et demi. Pour le rythme et le message. Je n’abandonnerai pas, j’irai jusqu’au bout!! Il n’y avait pas mieux pour me faire franchir la ligne d’arrivée!
Je l’écoute et je revois la fin de mon marathon qui était magique, je flottais au-dessus de la route, j’ai terminée forte et confiante!  C’est en la réécoutant quelques fois que j’ai rédigé cette chronique.

J’ai eu de la difficulté à rédiger cette chronique.  Écris un bout, efface, recommence, couper du texte, le recoller à un autre endroit, passer à autre chose, y revenir.  J’avais besoin de prendre du recul pour rendre mon vécu lors de ce marathon.  Comme si j’avais peur d’être trop positive, prétentieuse, je ne sais pas.  Il n’est rien arrivé de bien spécial lors de celui-ciPas d’anecdotes farfelues, pas de difficulté majeure, pas de coup de chaleur, pas de blessure, etc.   J’ai « juste » fait mon 42,2km.  Je crois que c’est ça, j’avais peur d’être prétentieuse, car oui j’ai eu un beau marathon, et je dirais même que c’est un de mes plus beaux.  De plus, j’ai éprouvé de la difficulté à mettre des mots sur ma sensation, sur mes sentiments suite à celui-ci.  Finalement, je crois que j’y suis arrivée, en laissant courir mes doigts sur le clavier et en rassemblant quelques notes que j’avais prises ici et là.

Vivre mon marathon, tel était mon objectif en prenant le départ de mon 7e marathon à Ottawa le 29 mai dernier.  
Courir dans le plaisir et surtout pour le plaisir.

L’avant-marathon
Pour une très rare fois, je n’avais pas le goût de prendre un bain de foule, j’avais besoin de ma bulle, besoin de me reposer, de faire le plein d’énergie et de garder mon énergie pour mon marathon. J’ai donc respecté ce besoin, et ça a porté fruit. Quand on est à l’écoute, notre corps nous dit exactement ce dont il a besoin.
De façon surprenante, le samedi matin j’étais très zen, relaxe. Je suis sortie courir un beau 5km pour activer mes jambes, faire une reconnaissance des 3 derniers km du parcours du marathon, pour me préparer à revivre le 39km et les suivants, qui ne sont jamais faciles. Ensuite, un petit déjeuner/brunch en tête-à-tête avec moi-même, question de relaxer. Suivi d’un petit moment à l’expo et up je retourne à la chambre d’hôtel!
Je ne me suis pas laissé prendre au jeu des réseaux sociaux par rapport à la chaleur extrême annoncée, j’ai fait confiance à l’organisation et à mon expérience de coureuse.  J’allais prendre le départ comme prévu et m’ajuster en cours de route. Et je crois que de me permettre de m’ajuster en cours de route a été ma meilleure décision.  Facile à dire, mais pas si facile à faire. Je reste une coureuse ambitieuse, mais j’ai beaucoup appris au fil des années, au fil des marathons.  J’ai appris parfois à la dure, en faisant des erreurs, et en me blessant.

Vivre mon marathon
Vivre mon marathon, c’était ça mon objectif à moi.  Et je suis pas mal fière d’avoir complété mon 7e marathon, dans ma carrière de coureuse.  Chaque marathon est différent, chaque coureur vie son marathon d’une façon différente.  C’est ça le marathon, il nous appartient.
Vous le savez les réseaux sociaux en ont tellement parlé, c’était hot hot hot.   Une chaleur un peu inhabituelle pour une fin mai.  Je ne vais pas vous raconter les 42,2 km de mon marathon un à la fois.  Ceux qui lisent mon blogue régulièrement le savent, ce n’est pas mon style. De toute façon, je suis incapable de tout tout tout me remémorer km par km.  Je vais plutôt vous dire ce que je retiens de mon marathon, l’apprentissage que j’y ai fait, car je dis toujours qu’on apprend toujours quelque chose sur nous lors d’un marathon.  L’an dernier c’était l’humilité, cette année je dirais la pensée positive.

Un marathon pour moi c’est un peu (beaucoup) le chemin de Compostelle des coureurs.  En tout cas, c’est le mien.  C’est un moment seul avec moi. Et cette fois-ci je voulais vraiment le vivre seule. J’ai donc pris le départ seule avec moi-même entouré d’inconnus, dans le corral bleu tout près du lapin de 4h10.  Lapin dont je savais qu’il ne fallait pas que je suive de trop près, mais «just keep an eye on him» pour le départ.  Et surtout ne pas le dépasser.  Car le dépasser, ça voudrait dire que je prends mon départ trop rapidement.  Et ça, ça a « scrappé » quelques-uns de mes marathons par le passé.  Tout donner dans la première demie et ne plus avoir d’énergie et de jambes pour poursuivre au même rythme dans la seconde. Prendre un départ trop rapide et ne pas écouter les signaux de mon corps et me blesser, « name it » je peux poursuivre mon énumération des conséquences suite à un départ trop rapide, qui est un peu la spécialité de mes marathons #3 à #6.  Donc, mon tout premier défi à ce marathon était de prendre le départ au bon pace, lentement, et même un peu plus lent que la vitesse de croisière planifiée pour les 42km.  Ne pas me précipiter dans la gueule du loup. J’ai la mauvaise habitude, comme plusieurs coureurs de prendre un départ trop rapide.  Car qu’on se le dise notre pace marathon, est un pace plus lent, un pace que nous devons tenir 42,2km.  Et à ce 7e marathon je commence à me connaître, je commence à comprendre comment fonctionne la bête qu'est le marathon et comment ma machine à moi fonctionne et réagit.  Je l’ai écrit un peu plus haut, on apprend beaucoup sur soi lors d’une telle épreuve!

Je cours pour le plaisir, mais j’ai tout de même un objectif.  Je suis une fille de défi, une fille d’objectif.  Quand je fais quelque chose, il doit y avoir un but.  Pour moi il est impossible de partir sur un marathon sans en avoir un. Comment faire sinon pour savoir à quelle vitesse prendre le départ, sans m’épuiser.  Alors mon objectif était de 4h15 pour ce marathon.  Un objectif réaliste, réalisable et conservateur.  J’ai fait mes 16 semaines d’entraînement en fonction de celui-ci.  Un objectif en fonction d’où je me situe moi comme coureuse présentement, et non pas où je rêve d’être, et ainsi prendre le risque de m’épuiser, de me blesser et de m’écœurer.  Cet objectif a été fixé alors que je croyais prendre un départ avec une température autour de 20 degrés Celsius, ce qui est habituellement le cas à Ottawa.  Puisqu’il faisait beaucoup plus chaud et que le coup de chaleur ne faisait pas partie du plan de match, je me suis réajusté à la mi-parcours en voyant le thermomètre augmenter et ma vitesse légèrement diminuer.  Le plan B était de 4h30.  Je dois avouer qu’autour du 30e km avec le soleil qui est sorti entièrement de sa cachette derrière les nuages, je me disais que ce serait peut-être plus 4h40.  Au 38e km la foule et ses encouragements, suivi de Sara la lapine du run & walk en 4h30 qui arrive à mes côtés, je m’accrocheUn regain d’énergie et de bonnes jambes dans les derniers kilomètres m’ont aidé à tenir mon plan B de 4h30 et de franchir le fil d’arrivée!!!

Ma plus grande fierté dans ce marathon a été d’être capable de m’ajuster, d’avoir pris un bon départ et d’avoir conservé une bonne constance malgré la chaleur et l’accumulation de kilomètres dans mes jambes.  J’aime bien après le marathon regarder les temps de passage sur Sportstats, ça ne ment pas.  D’ailleurs à chaque point de passage, comme je savais que mon Facebook allait vous en informer et que mes gars me suivaient depuis le Québec (merci au papa) je les saluais à chaque fois que je passais une borne, je savais qu’ils étaient avec moi.  Et tant qu’à faire dans le mélodramatique, ce sont également les premières personnes à qui j’ai eu la chance de parler de ma fierté d’avoir complété ce marathon. Car avec la magie d’internet ils ont pu me téléphoner au moment même où je franchissais la ligne d’arrivée, je n’avais même pas ma médaille au coup encore.  Je l’écris et j’en ai encore la chair de poule.

J’en reviens à mon marathon.  Il allait faire chaud, on le savait, je le savais.  Je m’étais promis de faire attention, pas question de vivre un coup de chaleur, pas question de terminer blessé cette fois-ci, juste courir avoir du plaisir à me dépasser.  «Respect the distance». Car un marathon ce n’est pas rien, et ce n’est jamais facile. Il y en a des plus faciles que d’autres oui.  Et celui-ci en fait partie.  Je me suis sentie bien tout le long. Pas mon marathon le plus rapide, loin de là, «but who cares».  C’était beaucoup plus important pour moi de respecter mon corps, et ainsi me permettre de poursuivre ma saison de course sans soucis.

Dans la course, comme dans la vie, il y a toujours deux manières de voir les choses. Et je vais vous en donner un bon exemple, en vous donnant une version négative de mon marathon, et ensuite avec ma vraie version, celle que j’ai choisie (car c’est un choix) d’adopter dès le 10e km, car à ce moment-là tout aurait pu basculer, je trouvais ça déjà un peu difficile.

Version négative écourtée
Il faisait vraiment trop chaud au marathon, je ne cours que rarement par cette chaleur, et en tout début de saison c’était vraiment pénible.  Je n’ai pas atteint mon objectif, je visais un 4h15 et bien secrètement un 4h10 m’aurait grandement réjoui.  De plus, je ne voulais pas avoir à marcher, mais je n’ai pas eu le choix à chaque point d’eau, donc au 3km pour au moins une minute.  Pas le choix de marcher, car je ne maîtrise pas très bien la prise du verre de boisson énergisante et la course sans faire de dégât.  J’ai marché quelques fois une minute ici et là pour récupérer, prendre une barre de Fruit2 ou des capsules de NUUN.  Etc, etc, je pourrais allonger encore et encore ce paragraphe.

Version positive, celle que j’ai choisie d’adopter
Un super marathon dont je suis très fière, une bonne gestion de course et un chrono beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais à un certain point autour du 30e km lorsque la chaleur et le soleil ce sont vraiment invités au marathon.
J’ai pris le temps d’arrêter prendre un selfie avec des amis au 26e, une petite visite à la toilette bleue au 36e pour un «pit stop express» et un remplissage de mes bouteilles autour du 37e  Non je ne considère pas que j’ai perdue du temps avec ces 3 arrêts, au contraire je suis convaincue que j’en ai gagné.  J’y ai gagné l’énergie de mes amis, le bonheur de courir une vessie vide et je me suis assuré d’avoir de la boisson énergisante et ainsi ne pas avoir à arrêter à la dernière station au 40e et ainsi filer jusqu’à la toute fin du marathon.
Au moment de remplir mes bouteilles, une dame au bord du parcours m’a parlé et dit qu’elle était bien surprise de me voir remplir mes bouteilles pendant le marathon. Ma réponse spontanée fût bien simple : «it’s not a race, it’s a marathon»…  que je lui ai répondu de mon meilleur anglais full accent du Québec, et elle m’a fait un grand sourire.
Le fait de choisir de porter mes lunettes roses et de voir mon marathon de façon positive a clairement fait la différence.  Je me suis parlé et me suis forcée à adopter une telle pensée.  Je sais que je suis chanceuse de pouvoir courir, chanceuse d’avoir la santé pour pouvoir le faire, avoir des jambes qui me permettent de manger des km et de km de course.  Ce n’est pas magique, je dois m’entraîner, mais je sais que c’est une chance, voilà pourquoi j’en profite!
Depuis quelques années j’ai opté pour la distance plutôt que la vitesse et j’en suis bien heureuse, je crois que je suis à ma place à cet endroit.  Mais certaines fois il me manque l’adrénaline de la vitesse d’un 5km vite fait.

La fierté de franchir la ligne d’arrivée sur mes deux pattes et pas trop mal en point est une victoire en soi.  Être capable de reprendre la course 3 jours après est une autre grande victoire, tout comme en revenir sans blessure!!

À voir les photos prises par l’organisation je crois que j’ai fait la grande majorité du parcours le sourire estampé dans la face.  Ça reste qu’un marathon ce n’est jamais facile, enlevé vous ça de la tête.  Mais avec un bon entraînement, une pensée positive, un respect de son corps et des éléments incontrôlables (lire la température) ça aide en titi à passer un bon moment.




Le lendemain du marathon, je me sentais très bien et une semaine plus tard, je sais que j’ai fait un bon entraînement et que mes jambes sont prêtes pour la suite de ma saison, qui n’est qu’à ses tout débuts, il me reste de gros, voire très gros objectifs. 

Je fais quoi le lendemain d’un marathon?  Je m’inscris à un autre marathon. Celui-ci, ça fait des années que je l’ai dans la mire, et il y a toujours une ou des bonnes raisons de ne pas le faire.  Mais là de la chnouttte j’y vais-je me lance vers mon 8e marathon.  Celui des Deux-rives SSQ Lévis-Québec.  Mais ce n’est pas tout il y a un un ultramarathon de 50km The North Face Endurance Challenge à Blue Mountain en Ontario à la mi-juillet. Oui, oui, je le refais cette année, et il sera suivi le lendemain du 21km.  Oui, oui je fais un duo de course, pour un total de plus de 70km en 2 jours.  Et après le Marathon de Québec je repartirai à la conquête d’un autre ultramarathon, et non le moindre, le 50km de UltraTrail du Bout du Monde en Gaspésie, 4 semaines après.

En terminant, je vous invite à visionner deux entrevues que j’ai faites à Ottawa.  La première a été faite la veille et la seconde quelques minutes après mon arrivée au marathon.  Dans cette dernière vous pourrez me voir au naturel (ça débute à 3min14)

It's not a race, it's a marathon!

Un kilomètre à la fois…  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

Marly ;-)

La course pour moi c’est la VIE… c’est MA vie… :-)

samedi 21 mai 2016

À quelques kilomètres de la ligne de départ

Courir un marathon
Le courir pour moi
Courir dans le plaisir
Le plaisir de se dépasser
En toute humilité
Courir





Le Marathon d'Ottawa c’est comme mon pèlerinage annuel de coureuse.  Je serai sur la ligne de départ pour la 6e fois depuis 2010, afin d’y parcourir mon 7e marathon de ma «carrière» de coureuse!



Ça fait longtemps que je sais que je prendrai le départ de l'édition 2016, j’ai fait mon inscription en septembre dernier, il y a environ 8 mois.  Pour profiter du rabais d’inscription disponible à ce moment-là, c’est ce que je pensais. Mais je crois plutôt que c’était pour être certaine de ne pas me donner le choix de prendre le départ, suite à un «mauvais» marathon au mois de mai précédent. (lire ma chronique suite au Marathon d'Ottawa 2015). Pour me forcer à me retrousser les manches et reprendre l’entraînement marathon, et montrer à celui-ci que je suis capable de bien le faire, de ne pas casser, de le faire sans me blesser, bref je ne sais pas trop pourquoi.  J’écris «mauvais» marathon entre guillemets, car je sais bien que de faire un marathon c’est déjà quelque chose.

Mais ça c’était avant de savoir ce que me réservait la fin de ma saison 2015, car à ce moment-là j’étais sur un «hight», j’étais à mon «peak» d’entraînement pour le 55km du Bromont Ultra du mois d’octobre.  Là où tout a basculé pour moi (relire Bromont tu m’en fais voir de toutes les couleurs).  Là où sans le savoir à ce moment-là j’ai atteint le fond, j'ai atteint ma limite, dépassé la mince ligne entre assez et trop, là où j’ai fait un «crash» qui s’est répercuté les mois suivants (lire Tomber se relever).  En décembre j’en avais encore plein les mollets (pour ne pas dire autre chose), et c’est après plusieurs séances d’acupuncture et de massothérapie que mes jambes ont dit ok, on est prête à reprendre le rythme, ton rythme. J’ai donc repris graduellement la course en janvier pour augmenter petit à petit mon kilométrage hebdomadaire.

Bien honnêtement, et non je ne vous en ai pas trop parlé, à ce moment-là en janvier, je ne croyais pas prendre le départ du marathon. Je voulais lancer la serviette.  Je ne le sentais pas, j’avais perdu le goût de me faire «chier» à me pousser, à suivre un plan, à vouloir plus que ce que mon corps pouvait m’offrir. 

La passion, ma passion pour la course a été plus forte que tout. 

Mais comme l’appétit vient en mangeant, manger des kilomètres de course, un kilomètre à la fois m’a redonné le goût.  Et en février j’ai débuté (pour de vrai) à suivre un plan d'entraînement pour le marathon. Concocté par moi-même, mais basé sur celui de JF Harvey (livre Courir Mieux).  Et vous devinez quoi, je l’ai fait «religieusement» à quelques exceptions près. 

Mon sourire à 9 jours du marathon
La différence cette fois-ciMon objectif.  Il est plus réaliste, selon où j’en suis maintenant, et non pas un objectif de rêve, donc où j’aimerais dont être.  

Alors je vais courir Ottawa, moi avec mon objectif à moi, pour moi!  Et j’écris courir et non pas faire un marathon.  J’aimerais bien le courir d’un bout à l’autre, «from start to finish», ne pas casser, ne pas me blesser, ne pas marcher, juste courir, pas faire un super chrono, non, juste courir mon marathon.

Au fil des ans, des marathons et de mon expérience, j’ai appris.  ENFIN.  Bref, je verrai le 29 mai si j’avais raison de prendre cette avenue, qui est la mienne.  Mais je suis confiante, je me sens forte et prête à vivre mon marathon! Au fil des semaines et des mois passés ma confiance en moi, en la coureuse que je suis est revenue.

Je dirais bien humblement que je suis revenue à un niveau similaire à l'automne dernier. Non sans effort, je vous le dis. Je suis sûre d’avoir fait tous mes devoirs afin de vivre un beau marathon. Reste à voir si les étoiles seront alignées

Quand je dis que la fierté de franchir la ligne d’arrivée ce n’est pas seulement la fierté du 42,2km qu’on vient de courir, mais la fierté de tout ce qu’on a traversé pour s’y rendre, cette fois-ci ce sera vraiment mon cas.  Et lorsque les km se feront plus difficiles dimanche prochain, je penserai aux entraînements plus difficiles.  Car ce n’est pas toujours tout rose en entraînement.

Un kilomètre à la fois...  et je poursuis mon chemin, en inspirant sur mon passage.

Marly ;-)
La course pour moi c'est la VIE...  c'est MA vie... :-)