mardi 4 juillet 2017

Road Trip en Gaspésie

J’arrive de la visiter. À la vitesse Grand V. J’y étais pour participer à l’UTMA, donc un petit road trip en Gaspésie pendant le long weekend de la fête du Canada. Au lieu de pratiquer le sport national des québécois, c’est-à-dire, déménager. Nous on a pratiqué notre passion pour la course en sentiers. Je devrais dire ici course en montagne. Car ce ne sont pas que de simples sentiers dans le Parc de la Gaspésie.

Aller faire une course pas vraiment entraînée pour. Une première pour moi. C’est tellement pas moi. Mais avec la blessure de l’été dernier qui a traîné et les aléas de la vie, je me suis éloigné de la montagne. Pourtant, je l’aime toujours autant. Ça, je l’ai bien compris ce weekend. Ce qui m’amène à peut-être réviser un peu mon plan de match, ou plutôt mon plan de courses 2017. À suivre. Car même moi je suis un peu dans le nébuleux à ce sujet.


Le samedi à notre arrivée dans le Parc de la Gaspésie, nous avons fait une petite rando—course sur le Mont-Ernest-Laforce question de nous mettre l’eau à la bouche. LE Mont-Albert devant nous. Montagne haute de 1150m, ce qui en fait l’un des plus hauts sommets du Québec. Il est majestueux. Invitant. Intrigant.



Marly & Annie partenaires d'aventures dans le Parc de la Gaspésie!!


D+ du Mont Ernest-Laforce Parc de la Gaspésie



En cette veille de course, assise dans notre chalet, du secteur du Gite du Mont-Albert. Le Mont-Albert devant moi. Je ne peux cesser de le regarder. Essayer de comprendre ce qu’il tente de me dire. Il y a de la brume au sommet. La température y semble incertaine, voire menaçante. Je sais que dans les montagnes la météo peut changer rapidement. Il faut être prêt à tout.


LE Mont-Albert
Majestueux et imprévisible

Le Mont-Albert nous réserve bien des surprises. Et dimanche le 2 juillet, il nous en réservait une de taille. De la visite il n’en voulait pas!




Pour moi l’UTMA est devenu… La fois où j'ai failli faire une course sur le Mont-Albert!

Dimanche matin 7:30 nous nous rendons au traditionnel meeting d'avant course. On y apprend, avec plus ou moins de surprises, que le Mont-Albert est dans la brume avec des vents violents et même de la grêle. Des conditions dites dangereuses. On nous demande de patienter à savoir s’il y aura ou non un départ de course. Il n’est pas question de prendre des risques inutiles. La vie et la sécurité des coureurs doivent passer avant tout. Même avant le plaisir.


C’est à 8h45 qu’on apprend de la voix du directeur de course que nous aurons un départ. Mais. Car il y a un grand mais. 

Un départ oui. Mais pas question de nous aventurer au sommet du Mont-Albert. Le parcours se voit donc modifié. Nous partons faire le Mont-Olivine. Nous sommes heureux de pouvoir courir. Malgré la déception de ne pas fouler le Mont-Albert.

À 9h15 le départ est donné. Nous sommes tout près de 250 à partir pour un 18km en direction du Mont-Olivine. La sécurité avant tout!!! Une très bonne solution alternative, de la part de l'organisation. Ce ne fut pas facile comme course. Très très beaucoup bouetteux. J'ai même failli y laisser un soulier de course dans un marécage, rien de moins. À l’arrivée notre médaille est bien méritée.

D+ Mont OIivine Parc de la Gaspésie












Mais


Mais. Je reste sur ma faim. Je ne suis pas rassasié. Albert, je voulais le voir moi. Je voulais le toucher. Ce n’est pas ma première visite dans le Parc de la Gaspésie, je sais qu’il me manque un petit quelque chose pour pouvoir apprécier totalement ce road trip.

Ainsi donc, lundi matin avant de prendre le départ pour le retour…. dès 7am nous enfilons nos runnings à nouveau. Nous devons rassasier notre besoin de fouler le Mont-Albert. Ce besoin de nous retrouver «On the top of the world». Un superbe 12.4km rando-course.


D+ Mont Albert Parc de la Gaspésie (aller-retour)




Maintenant nous pouvons prendre la route de la maison... tout plein de beaux souvenirs en tête. Et rassasié!


Courir pour courir.
Courir pour le plaisir.
Courir pour s’évader.
Courir pour me retrouver.

Pour moi cette course revêtait une signification particulière. J’y étais pour courir bien entendu. Mais aussi pour me ressourcer. Pour passer du temps seule avec moi-même. Quelque chose que la course en sentiers me permet. Je voulais profiter du paysage, du moment présent. Pour me retrouver moi avec moi. J’avais ce besoin. Pour moi. Être avec moi. Et moi seule. Chaque course est différente. Chaque coureur le fait pour ses propres raisons.

Le 2 juillet, c’est six mois après avoir pris une grande décision le 2 janvier dernier. Soit celle d’être heureuse en 2017. Soit celle de vivre pour moi, comme je l’entends, selon mes valeurs et mes convictions. 2017 est un nouveau chapitre pour moi, et cette course vient en marquer un nouveau tournant. Un nouveau paragraphe dans le chapitre. Prête à aller de l’avant. Encore plus.

Chaque course est différente. Chacune nous apporte quelque chose de différent. Chacune nous fait vivre le moment. Celui où nous sommes rendus. C’est un temps d’arrêt sur ma vie. Cette vie qui va vite. Cette vie dont on ne prend pas toujours le temps de savourer, car elle va trop vite. Une longue course en sentier me permet de me retrouver, de prendre le temps de savourer le moment. Plus rien ne compte. Avancer à mon propre rythme. Pour moi.

La course c’est le parfait moment d’être égoïste. De penser seulement à nous. D’aller à notre vitesse. Prendre quelques minutes pour admirer le paysage. Prendre une photo pour nous souvenir de ce moment. Quand je vais regarder mes photos par après elles vont me remémorer ce moment, mes pensées à ce moment. Vous mes photos ne vous feront pas le même effet. Mais ce n’est pas grave, car c’est pour moi avant tout que je les prends. Vous, je vous les partage, pour vous donner le goût.

Je me relis et je me trouve un brin philosophique. Un côté de moi que je ne sors pas tellement souvent dernièrement. Mon côté réfléchi. Voilà ce que vient de faire ressortir mon séjour à la montagne. Là où le temps s’arrête. Là où le réseau n’a pas accès. Là où je me retrouve avec moi-même, avant d’affronter la vie de tous les jours. Celle qui va parfois trop vite. Ou à d’autres moments on aimerait que le temps passe plus vite.


Gaspésie, je t’aime! Elle porte bien son slogan cette belle Gaspésie. J’ai toujours hâte de la revoir. Je la quitte à peine et j’ai déjà hâte de planifier un prochain voyage pour la revoir!


Marly ;-)

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